LA PETITE FOURNEE

Publié le par rexdup

Mercredi matin 7 heures la température est déjà agréable, beau soleil et pas d'air comme tous ces derniers jours. Nous nous mettons en route pour pétrir le pain chez mon ami Jean Yves DEVEVEY à Demigny qui possède un vieux batteur mélangeur avec une cuve de 20 litres. Nous avons proposé à la municipalité de cuire une vingtaine de baguettes aux lardons , quelques pissaladières et du pain pour l'apéritif de la fanfare de Demigny. Nous (Paul et moi) allons donc travailler "en direct".

Un quart d'heure plus tard nous sommes à pied d'oeuvre, 4.5 kg de T80 dans le bol, un peu de levain , de l'eau à 4°, 8 minutes en vitesse 1 , quelques unes de plus  en vitesse 2. Le pâton claque contre le bol, la pâte blanchit, le réseau de gluten s'étire jusqu'à former des membranes translucides et l'odeur....celle de la pâte fraichement pétrie emplit le local , que du bonheur, entre sous bois et noisette fraiche le tout exhausté par le sel que nous rajoutons en dernière minute, grâce à Paul qui était visiblement bien mieux réveillé que moi -sinon pain sans sel,pain sans joie-

De retour au four à huit heures, nous n'avons plus que trois heures pour tout faire mais le four ayant bien tourné pendant le week-end nous n'aurons aucun mal à le mener à chaud rapidement.

A 9 h 30 le four est blanc, la pâte à bien pointé et nous avons faconné vingt et baguettes et deux pains d'un peu plus d'un kilo chacun. Nous faisons dégueuler le four et le laissons se stabiliser porte fermée ce qui nous permet à 10 h 15 d'enfourner à température idéale pour les baguettes et le pain . Vingt minutes de cuisson pendant lesquelles nous préparons sur plaque trois pissaladières avec le reste de pâte.

Nous défournons les baguettes....parfaites, bien colorées, bien levées et  les pissaladières prennent le relai cependant que les pains sont oubliés au cul du four pour une demi-heure supplémentaire.

 

Onze heures trente, entracte de la fanfare, baguettes tièdes , petites tomates confites pour les musiciens et les auditeurs puis deuxième partie tonitruante qui se conclue par la marseillaise. Les  pissaladières et un sorbet de melon gingembre citronnelle viennent ensuite rafraichir tous les convives.

Ce jour là régnait une ambiance républicaine et gastronomique à la salle des fêtes de Chaudenay pour le plus grand bonheur de tous  (au moins en apparence)

Publié dans Les fournées

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